
Filles bleues
En 2018 Ivar Ch’Vavar consacre son dernier poème à une mouette, posée sur la plage de Berck. Six ans plus tard il entreprend de recycler – pour un nouveau livre – la plupart des textes qu’il a consacrés à cette plage, son lieu.
Là il va retrouver cette mouette (et d’autres) et une troupe assez nombreuse de filles, certaines elles-mêmes poètes – Évelyne Nourtier, gloire locale, Sylvia Plath, qui a écrit un long poème, Berck-Plage, qu’Ivar a traduit en français et en berckois (une forme du picard).
Sur ces prémisses aventureuses (ou hasardeuses), de larges perspectives, bientôt, se dessinent, au long desquelles Ivar reconfigure ses textes, sans souci du temps qui passe, ni des thèmes, ni des formes, ni des langues.
Cet ensemble étonnant est présenté et annoté par deux femmes, Alix Tassememouille et Adrienne Vérove, et constitue en définitive, en même temps qu’un hommage sensible aux filles, un des ensembles poétiques les plus salubres et les plus libres d’aujourd’hui.